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Deux étudiants de l'Université Toulouse Capitole au coeur du débat national sur l'enseignement supérieur et la recherche

Fait rare ! Cette année, deux étudiants de notre Université ont été élus au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (onze sièges étaient à pourvoir). Ainsi Marie Glinel et Thomas Martin-Dimichele ont été respectivement élus sur les listes de l’UNI (Union nationale inter-universitaire) et de la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes) au CNESER. Voici l’occasion pour nos lecteurs d’avoir durant les deux prochaines années universitaires deux interlocuteurs privilégiés pour être tenus au courant de l’actualité politique de l’enseignement supérieur français.

 

-     Marie Glinel est étudiante en doctorat (droit) et sa thèse porte sur La répartition des compétences dans la gouvernance des biotechnologies (sous la direction de Xavier Bioy et Nathalie de Grove-Valdeyron).

-        Thomas Martin-Dimichele est étudiant en doctorat (droit) et sa thèse porte sur Les groupes d'individus : théorisation et contentieux constitutionnel. Étude comparée Allemagne États-Unis (sous la direction de Aurore Gaillet et Wanda Mastor).


Ce mois-ci, Marie Glinel ouvre le bal en nous présentant le CNESER et en nous faisant un petit compte rendu de sa première réunion.  

 

 

Le Décodé : Marie, pouvez-vous vous présenter ?

 

Je suis Marie Glinel, doctorante en droit public, étudiante à Toulouse depuis ma première année, en droit et en philosophie, je me suis engagée aussitôt à l’UNI. L’association étudiante qui, seule, portait les valeurs de l’excellence et du mérite à l’Université tout en ne cachant pas son intérêt pour la liberté et la responsabilité. C’est la vision que j’ai du service public de l’enseignement supérieur qui, malgré notre statut d’étudiant, nous élève encore. Je suis aujourd’hui la responsable de la section UNI Midi-Pyrénées, élue dans les Conseils centraux de l’Université Toulouse Capitole et au CNESER pour un mandat de deux ans.

 

 

Le Décodé : Qu’est-ce que le CNESER ?

 

Le CNESER est à la fois un organe consultatif du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche et également une juridiction administrative statuant en matière disciplinaire en ce qu’il statue en appel et en dernier ressort sur les décisions des commissions disciplinaires de nos université. C’est donc l’instance nationale représentant les intérêts des personnels, enseignants et étudiants sur toutes les problématiques relatives à l’enseignement supérieur et à la recherche. L’étudiant y a une place de choix, ne serait-ce que par sa capacité à s’exprimer nationalement, sur les sujets qui jalonnent les séances de travail dans les commissions permanentes, plénières, disciplinaires et spécialisées.

 

 

Le Décodé : À quoi ressemble la réunion de rentrée du CNESER ?

 

Le 18 Septembre avait lieu la première réunion, rue de la Montagne Sainte-Geneviève. En 2017 les élus étudiants sont installés pour deux ans dans les différents conseils, alors que sont déjà installés depuis deux ans les représentants des personnels et des enseignants. Une observation rationnelle des comportements de chaque faction permet de se rendre compte de la dimension éminemment représentative et politique de notre mandat.

Cette première réunion est importante en ce qu'elle fixe les conditions de réussite des deux années à venir, à savoir la place des représentants dans les différentes instances et le véritable équilibre des associations : la discipline, la santé, la Commission permanente principalement. Exercice démocratique de forme, il fixe pour deux ans la représentation et la possibilité réelle de peser dans les décisions de fond. Outre cela, nous avons assisté à une première présentation relative au juger alloué à la recherche pour l'année qui arrive.

 

 

Le Décodé : Avec vos différentes fonctions et mandats, vous flirtez avec les trois pouvoirs que Montesquieu préconisait de séparer (sourire). Pouvez-vous nous en dire plus sur la fonction juridictionnelle du CNESER ?

 

À côté du volet formation et recherche, le CNESER est aussi compétent en matière disciplinaire pour les appels formés par les étudiants et enseignants ayant été insatisfaits de l’issue de la décision disciplinaire prise à leur encontre au sein de leur université d’origine.

Par exemple, les cas de plagiat sont véritablement pris au sérieux, et leur important numérique laisse soupçonner un très grand défaut de communication à ce sujet ! Il est très important que chacun prenne la mesure de la gravité du plagiat, trop souvent banalisé par ceux qui le commettent. Le plagiat est un authentique "crime" contre la production intellectuelle d'autrui, un attentat contre le savoir que chacun épouse pourtant en entrant à l'Université, monde de la liberté, de la responsabilité et du savoir !

 

 

Le Décodé : Un dernier mot pour finir sur le CNESER ?

 

Chacune des quatre associations représentant les étudiants porte un projet spécifique. La représentation des étudiants au plus haut niveau de la gouvernance (relative à l’enseignement supérieur et la recherche) signifie une prise en compte des intérêts de ces derniers. C’est donc à vous, étudiants, de prendre en main dès aujourd’hui le destin de vos études et de votre insertion professionnelle en élisant des représentants tout à la fois éveillés, disponibles et ambitieux pour vous ! Vous disposez d’une large palette de sensibilités, il faut que vive cette diversité de vues.

 

 

Le Décodé : Vous êtes doctorante chargée de travaux dirigés, membre d’un conseil central de notre université, membre du CNESER et responsable de l’UNI à Toulouse. Nous vous avons aussi aperçu à la rentrée solennelle de la Faculté de droit puisque vous avez remporté avec des camarades le Concours Vedel, dont la finale a eu lieu au Conseil constitutionnel… Où trouvez-vous le temps et l’énergie pour cumuler autant d’activités ?

 

Je travaille aussi à Toulouse Métropole pour financer mes études de doctorat ! Il faut savoir surtout prendre du recul sur ce que l'on fait, et se ressourcer auprès de ses amis. Je dois avouer que depuis que je suis en thèse et que j’assure des TD, je trouve une énergie incomparable dans la transmission du savoir et de la méthode ! Je trouve même le temps de répondre à vos questions, c’est dire à quel point il me reste quelques ressources (sourire).

 

 

Le Décodé : Merci Marie pour cette initiation ! Nous aurons l’occasion dans nos prochains numéros d’aborder le fond avec nos deux élus. Un entretien qui – nous n’en doutons pas – prendra parfois les allures d’un débat
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