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(FR) Välkomen till Sverige - Partie 1/3 : Erasmus, les procédures

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Hej ! Je m'appelle Zohra et j'ai 23 ans. Laissez-moi, le temps d'une série d'articles, vous emmener dans les contrées nordiques et plus précisément au Royaume de Suède, là où j'ai effectué mon Erasmus il y a deux ans. Pays des aurores boréales, du soleil de minuit et des forêts enneigées...

Étudier dans un autre pays : pourquoi et comment ? 

J'ai candidaté pour Erasmus quand j'étais en L3 de Droit, parcours Science Politique, pour partir pendant mon Master 1 dans la même filière. J'avais dans l'idée de faire le Master 2 Diplomatie et Négociations Stratégiques de l'Université Paris-Saclay, et mon objectif principal était donc de me construire un dossier en béton. Pour cela il me semblait indispensable d'avoir une expérience à l'étranger. J'avais visé juste. 


J’ai donc préparé ma candidature pour partir un semestre au Royaume-Uni. J'ai fait mon CV, écrit ma lettre de motivation, fait le choix des pays, des Universités et des cours. Le test de langue anglaise me donnait un niveau C1, le minimum pour partir étant officiellement B2. Cependant, si vous disposez d'un très bon dossier (mentions et forte motivation) et que vous avez un niveau B1, vous pouvez être tout de même acceptés pour partir en échange. L'entretien s'est également bien passé : des questions sur ma motivation, les raisons de ma candidature, sur ma capacité à m'adapter et à assumer financièrement.  


Arrive le jour des résultats : je reçois un appel du bureau des Relations Internationales qui me dit que ma candidature est acceptée mais qui me demande de choisir une autre Université que celle du Royaume-Uni. Je ne voulais partir qu'un semestre car j'avais un stage qui débutait en Mai et à l'étranger l'année est plus longue qu'en France, toutes les personnes partant un an sont donc passées devant moi dans le processus de sélection, les places dans ces Universités étant très peu nombreuses. Ce n'est pas grave, des places sont libres en Suède. C’est un pays que je ne connais pas, mais j'ai l'âme d'une aventurière !




Candidature validée : que les (gentilles) galères commencent ! 

Je décide donc de partir à l'Université de Linköping (prononcez « Linchoping ») en Suède. Cours de diplomatie et Relations Internationales, tout était parfait. Sauf que le directeur du Master que j'allais faire devait valider le choix des cours. S’il ne valide pas, vous ne partez pas... Vous sentez la galère qui arrive ?


Mon directeur de Master voulait que je prenne des cours généralistes et un cours de méthodologie de recherche correspondant aux cours que les étudiants du M1 allaient suivre. Sauf que dans l'Université dans laquelle j'allais, il n'y avait que des cours de Relations Internationales. Je décide de négocier et d'argumenter mes choix auprès de lui : ça marche ! Après des semaines de doute, mes choix sont validés ! 


S'en suit un enchaînement administratif : carte européenne d'assurance maladie, bourses, lettres d'acceptation de l'Université d'accueil etc.


Le logement : une importante partie de mon aventure 

Aussitôt qu'une galère prend fin, une autre commence. C’était au tour de celle du logement ! Linköping est une toute petite ville avec beaucoup (trop) d'étudiants à la fois suédois et internationaux. L'Université étant jeune et attractive, elle attire de plus en plus d'étudiants chaque année. Résultat : pas assez de logements pour tout le monde. J'avais une chance sur deux d'avoir un logement étudiant attribué par l'Université d'accueil. Vous vous doutez bien que ce ne fut pas le cas, sinon ce n'est pas drôle. Durant mon Erasmus j'ai habité dans 3 logements différents : les 2 premières semaines en colocation avec une portugaise, puis deux mois avec une suédoise d'origine indienne (niveau nourriture je me suis régalée) et enfin le reste du semestre j'ai partagé la même chambre qu'une étudiante marocaine en doctorat dans ce qu'on appelle en suède les « corridors» : vous êtes 9 à partager un salon et une cuisine et chacun possède sa chambre (simple ou double) avec salle de bain et toilettes. Mes autres colocataires étaient turcs, suédois, indiens, allemands, etc.

Même si ces changements peuvent paraître contraignants, cela fait partie de l'aventure ! J'ai rencontré beaucoup de personnes et en changeant de logement on casse d'une certaine manière la routine, même en Erasmus. Et puis on devient de vrais pros dans la recherche de logements à l'étranger ! 



L'Université d'accueil : le système nordique  

Il se peut qu'en arrivant vous soyez obligés de modifier certains cours car ils ne rentrent pas dans votre emploi du temps. Tout s'est bien passé pour ma part à ce niveau-là (un peu de répit ne fait pas de mal).


Le système nordique fonctionne de la manière suivante : 4 cours minimum par semestre, chaque cours dure 5 semaines. J'ai commencé par mon cours de « Diplomacy and foreign policy analysis ». Pendant 5 semaines je n'ai eu que ce cours composé de « lectures » (cours magistraux) et séminaires. Environ 6h de cours par semaine. Oui c'est peu, car les suédois aiment se laisser du temps pour d'autres activités ! Nous étions évalués sur des exposés, des devoirs sur table ou maison et sur la participation. Bizarrement, moi qui ne suis pas du genre bavarde je participais énormément ! Par ailleurs, ici, les Erasmus sont notés comme les suédois, aucun avantage ou « cadeau », ce qui permet de vraiment voir son niveau. Mais les professeurs sont loin d'être sévères – je dirais qu'ils sont justes.  


Ce que j’ai trouvé génial et stimulant a été de travailler avec des étudiants venus de partout. Vous verrez très vite que les français, espagnols et italiens se rejoignent dans la manière de travailler : pas trop vite le matin et doucement l'après-midi ! Alors que les allemands ou les suédois... c'est une toute autre histoire. Les allemands par exemple sont très studieux et rigoureux dans leur travail. 


Mais je ne veux pas vous spoiler, surtout si vous pensez que je caricature, vous verrez que les différences sont flagrantes !


Je termine donc ici la présentation des démarches et du système des cours, et je vous invite à lire mon prochain article pour la partie la plus fun d'Erasmus : la vie en Suède, la culture, les voyages et moments improbables d'Erasmus.


À bientôt !

Zohra Mokadem

Diplômée du Master 2 Diplomatie et Négociations Stratégiques (Université Paris-Saclay)

Actuellement chargée de mission au Ministère des Armées


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