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Projet de fusion : Interview Représentante étudiant UT3

Le Décodé : Bonjour Maryse. Avant de commencer l'entrevue, peux-tu te présenter pour nos lecteurs ?

 

Maryse Rossi : Bonjour. Je suis étudiante en 3ème année de sciences maïeutiques pour devenir sage-femme et j'ai été élue représentante étudiante au conseil académique sur la liste « Bouge ta fac » en novembre 2015, mon mandat se termine donc bientôt ! Depuis janvier 2016, je suis vice-présidente étudiante avec mon binôme, Yoann Soirot.

 

 

Le Décodé : Quelle est la position de votre association sur ce projet de fusion ?

 

Maryse Rossi : Notre position est de travailler avec l'université fédérale pour avoir un modèle convenant aux étudiants et en adéquation avec l'IDEX. Cependant nous nous opposons au projet que l'on nous a présenté.

En ce qui concerne la représentation et la vie étudiante ne sont pas abouties même s'il existe le schéma d'amélioration de la vie étudiante, grâce aux fonds de l'IDEX, qui s'intéressait aux conditions de vie et d'études à Toulouse. Nous attendons encore les résultats de cet état des lieux. Tous les élus étudiants étaient conviés à leurs réunions malgré la faible participation mais le travail d'analyse continue ! A noter la forte participation des sites délocalisés ! Si on obtient l'IDEX, nous espérons que des fonds seront alloués à ces sites délocalisés.

Sur la fusion, la transdisciplinarité serait l'enjeu majeur, pour mettre en lien les futurs médecins avec l'aspect psychologique des patients par exemple. Mais nous ne pouvons agir seul, ce sera aussi du ressort de la ville de Toulouse pour « rapprocher » les universités entre elles au niveau des transports, et même au sein des universités les dates d'examen ne doivent pas être les mêmes sur les trois campus. Revenir sur les droits étudiants deviendra pertinent avec la fusion, il serait nécessaire d'harmoniser les statuts d'étudiants salariés ou d'étudiants parents.

 

 

Le Décodé : Les principales associations de représentation des étudiants devront-elles, si le projet voit le jour, se réunir en des organismes plus importants ?

 

Maryse Rossi : Oui et non ! Sur certains sujets, ils devront se réunir pour augmenter la portée de leur voix mais il y a déjà une volonté des associations d'être représentative dans les trois universités, je n'y vois pas l'intérêt.

 

 

Le Décodé : Mais s'il n'y avait qu'une association pour les trois sites, les présidences locales ne disparaîtraient-elles pas ?

 

Maryse Rossi : Pour la corpo’ Arsenal, je ne pense pas qu'elle disparaîtrait par exemple, car il s'agit d'un objectif, être représenté via des associations de filière. Le travail d'élu reste de défendre sa filière et, quand bien même il entrerait dans des conseils centraux, ses connaissances sur les autres filières devront s'étendre, toujours dans l'idée de garantir une représentation optimale. L'intérêt du maillage dans les UFR est avant tout de remonter l'information jusqu'aux conseils centraux, ce qui sera également le cas pour la fusion.

 

 

Le Décodé : Ne craignez-vous pas que l'abstention aux élections ne se développe encore davantage, les étudiants se sentant trop distants et peu concernés dans ce gigantesque ensemble pour aller voter ?

 

Maryse Rossi : Actuellement, la participation étudiante est timide mais plusieurs facteurs rentrent en jeu comme le manque de communication, ou de perception des enjeux étudiants. Par ailleurs, les universités doivent également soutenir la vie étudiante et les associations qui y participent. Pour les UFR de santé dispatchés sur plusieurs sites, le sentiment d'appartenance est d'autant plus difficile à construire.

 

 

Le Décodé : Les budgets alloués à la recherche ne risquent-ils pas d'aller davantage vers des sciences nécessitant des fonds importants plutôt que vers  des sciences humaines ?

 

Maryse Rossi : À Paul Sabatier, nous avons des problèmes budgétaires également ainsi qu'une baisse des financements en recherche. L'IDEX va se concentrer sur les filières d'excellence mais des fonds seront toujours alloués à la recherche. Sur la répartition, le nombre d'étudiants dans les différentes disciplines devraient proportionnellement rester le même.

Même si les sciences expérimentales nécessitent un matériel onéreux, dès lors qu'il sera obtenu, le coût se reportera seulement sur son entretien. Après, cette proportionnalité entre les étudiants persistera car, surtout à UT3, une thèse ne peut avoir lieu si elle n'est pas financée ! Si à UT1, les doctorants ne sont pas tous financés il est possible que l'apport de l'IDEX résolve cette situation.

Enfin, il est dommage que ces réflexions cristallisent le débat sur la fusion autour des craintes entre une discipline et une autre ou sur la défense de ses propres intérêts. Certes, c'est compréhensible mais les discussions pour améliorer la fusion se retrouvent bloquées ! Les budgets alloués à un UFR ne devraient pas sortir de leur institution avec la fusion.

 

 

Le Décodé : Peut-on espérer un meilleur contrôle et des moyens accrus accordés aux chargés de TD ?

 

Maryse Rossi : C'est un aspect de la vie étudiante qui devrait se développer dans tous les enseignements et la fusion donnera un appui et plus d'outils. L'ESPE (Ecole Supérieure du Professorat et de l'Education) pourra apporter une réflexion sur la pédagogie et l'évaluation des cours, cela a lieu dans certaines formations - la fusion serait l'opportunité de l'étendre à toutes les disciplines. Sur le site UT3, un centre d'innovation pédagogique existait mais il a fermé.

 

 

Le Décodé : Pensez-vous que les diplômes obtenus seront valorisés par la fusion si elle se réalise ?

 

Maryse Rossi : Je ne pense pas que cela fasse sens tant que cet esprit de grand ensemble universitaire ne sera pas intériorisé au niveau national. L'objectif est d'obtenir une meilleure visibilité au niveau international. Le sentiment d'appartenance à cette université fusionnée est nécessaire car ce sont les étudiants qui vont défendre sa qualité à travers leur parcours et après l'obtention de leurs diplômes, à travers leurs débouchés professionnels.

 


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