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Projet de fusion : Interview Représentante étudiant UT1

Le Décodé : Bonjour Fanny. Avant de commencer l'entrevue, peux-tu te présenter pour nos lecteurs ?

 

Fanny Jeanmougin : Bonjour, je suis représentante étudiante élue sur la liste « Bouge ta fac » (Corpo arsenal / AGEMP / La FAGE) au conseil d'administration d'UT1, suppléante à l'UFR de droit et j'étudie à UT1 en 3ème année de licence en droit.

 

 

Le Décodé : Quelle est la position de votre syndicat sur ce projet de fusion ?

 

Fanny Jeanmougin : Cela dépend de la nature du projet. Actuellement, celui présenté avec un grand établissement et plusieurs conseils n'est pas soutenu par notre association. Ce modèle de gouvernance sera centré sur les subventions de l'IDEX plutôt que sur une vision fédératrice – c'est ce qui se ressent dans les différents conseils avec la sous représentation des étudiants en leur sein.

Le risque c'est que soit décidée la hausse des frais d'inscription sur décision de ce grand établissement, sans passer par l'Etat. Les représentants étudiants n'ont pas été consultés en amont mais très récemment ! Théoriquement nous sommes pour une fusion, surtout à travers les débouchés d'une transdisciplinarité entre les universités : sur le marché de l'emploi on recherche désormais des profils polyvalents et pas seulement spécialisés dans un seul domaine.

 

Notre souhait serait de permettre à un étudiant en droit pénal de pouvoir aussi étudier la criminologie à Jean Jaurès ou bien qu'un étudiant en médecine puisse étudier le droit de la santé à UT1. A Jean Jaurès, les enseignants mettent en ligne leurs horaires de cours et les étudiants ont un certain nombre d'heures à effectuer. Ces derniers pourront choisir l'horaire souhaité, de la même manière l'étudiant en droit pénal aurait un avantage à utiliser ce système pour suivre ses cours de droit et choisir un horaire en accord avec son emploi du temps. Ainsi, les étudiants pourraient continuer leur spécialisation disciplinaire en l'enrichissant avec des disciplines complémentaires.

 

 

Le Décodé : Les principales associations de représentation des étudiants devront-elles, si le projet voit le jour, se réunir en des organismes plus importants ?

 

Fanny Jeanmougin : Dans le projet de grand établissement, il y a des conseils de composantes qui représentent les conseils d'UFR où nous souhaitons des élus étudiants car c'est là que nous serons le plus efficaces pour les défendre selon les filières. Etant donné que nous nous connaissons entre élus avec l'AGEM par exemple, qui fédère les associations de la corpo, la solidité de notre réseau permettra de garder une continuité dans nos projets. Ce qui permet de répondre à la question de la proximité entre les étudiants et leurs élus, le lien restera entre les conseils supérieurs et le travail de terrain sur les campus.

 

 

Le Décodé : Ne craignez-vous pas que l'abstention aux élections ne se développe encore davantage, les étudiants se sentant trop distants et peu concernés dans ce gigantesque ensemble pour aller voter ?

 

Fanny Jeanmougin : Le gros problème de l'abstention ne vient pas de la taille de l'institution mais d'un manque de communication sur les enjeux et les moyens d'action des représentants étudiants. Finalement, les étudiants subissent leurs études sans avoir pu se renseigner  et agir sur la vie étudiante du campus ! Par la fusion, on peut espérer des moyens plus importants qui seront employés à une communication accrue dans ce sens.

 

 

Le Décodé : Les budgets alloués à la recherche ne risquent-ils pas d'aller davantage vers des sciences nécessitant des fonds importants plutôt que vers  des sciences humaines ?

 

Fanny Jeanmougin : Tout dépend de la proportionnalité des budgets, le matériel des laboratoires de Paul Sabatier n'a pas le même coût que celui de Jean Jaurès ou de Capitole. Or la fusion permettrait de financer des projets transdisciplinaires et donc d'alimenter les budgets des sciences humaines et sociales tout autant que ceux des sciences naturelles et physiques. Si les sciences sociales manquent vraiment de budget, elles pourraient en avoir davantage à travers ces initiatives de recherche transdisciplinaire.

 

 

Le Décodé : Peut-on espérer un meilleur contrôle et des moyens accrus accordés aux chargés de TD ?

 

Fanny Jeanmougin : On peut l'espérer, à Paul Sabatier il existe des commissions pédagogiques pour gérer les enseignants et les chargés de TD, ce qui peut être une source d'inspiration pour l'UT1. De cette façon, même si les chargés de TD sont plus « surveillés » sur leur enseignement, leur statut est moins précaire.

 

 

Le Décodé : Pensez-vous que les diplômes obtenus seront valorisés par la fusion si elle se réalise ?

 

Fanny Jeanmougin : Valorisés, je ne sais pas, mais plus lisibles certainement au niveau international. Cela ne veut pas dire « meilleurs » non plus, la qualité de l'enseignement doit suivre pour y arriver ! L'important est la connexion entre l'université et le monde économique et social ! La fusion reste obligatoire, au lieu de se braquer sur un phénomène en cours, nous préférons la mener dans le bon sens au profit des étudiants en participant aux négociations. Notre principale crainte est la sous représentation étudiante dans le projet.  


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