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DE L’ELEGANCE

Élégance. La consonance de ce mot résonne en elle-même, en moi, comme une douce mélopée. Évoquant, en premier lieu, un raffinement subtil, personnifié dans des tenues apprêtées. Le dandy George Bryan Brummell, dit le « beau Brummell », fit émerger, à la fin du siècle du romantisme, la mode masculine vers le costume de ville alors qu’elle était empreinte d’une opulence de fanfreluches bigarrées. Mais si l’habit ne fait pas le moine, il ne confère non plus l’élégance. Au-delà de l’apparence, un état interne est nécessaire pour donner à celui qui, paré d’une belle toilette, peut être qualifié d’élégant.


         Si l’expression de l’élégance à la française sous-tend qu’elle existe en cette contrée, et donc a contrario dans d’autres, elle en demeure pour autant une qualité intemporelle et transfrontalière. Elle fait fi du temps, ainsi elle transcende les effets de mode, tant de tableaux nous le témoignent, imposant au regard une admiration éternelle.


         Sans point d’ancrage géographique, elle dépasse l’ostracisme des haines d’esprits mesquins.

        
Il est des gestes élégants, qui démontrent qu’elle n’est un privilège de classe sociale. Il est des démarches, élégantes, dont l’universalité peut être perçue chez certaines espèces animales, tel le chat aux pas subtils. À celui qui la perçoit, elle confère une grâce intérieure d’une infinie plénitude.


         S'arrêter au regard serait insuffisant pour embrasser l’ensemble du concept. L’élégance devient ainsi un titre, atteignant le firmament des superlatifs. Élégance des mots, des gestes et des attitudes. Avoir un versant seulement du concept serait être incomplet. Elle nécessite ainsi une attitude générale, pour certains, elle est naturelle, pour d’autres, elle demande une discipline dans un art de vivre.


         Pour être élégant, dans les confins de raffinements, il faut savoir également se comporter avec élégance, perdre, ou gagner, avec elle.


         Écrire une missive, une copie, une thèse, un livre, une formule ou une partition dans cette harmonie, touchera son destinataire, et provoquera, peut-être, une certaine indulgence.


         L’auteur de ces lignes ignore, dans son approche purement subjective, s’il aura su écrire en atteignant cet objectif, mais, sur ces mots, désire se retirer avec élégance en espérant n’avoir abusé  de votre temps et vous avoir amené à voyager dans une notion frôlant le divin de l’âme humaine.

 

 

         À un ami… qui porte boutons de manchettes avec élégance.

 

 

         Dominique Capdevielle


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