Aller au contenu
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram

Vous êtes ici : Accueil > Rubriques > Satirique

Essai sur la dissonance stylistique de l’étudiant toulousain

L’étudiant toulousain, et c’est ce que nous allons voir ici, n’est pas un étudiant comme les autres. Effectivement, il est multiple, et il existe en réalités trois grands archétypes de l’étudiant toulousain, que l’on peut reconnaître aisément, et avant même qu’il parle, à sa tenue, à son style, et à son apparence globale. Cela semble évident, nous verrons ici respectivement l’étudiant de Toulouse

L’étudiant toulousain, et c’est ce que nous allons voir ici, n’est pas un étudiant comme les autres. Effectivement, il est multiple, et il existe en réalités trois grands archétypes de l’étudiant toulousain, que l’on peut reconnaître aisément, et avant même qu’il parle, à sa tenue, à son style, et à son apparence globale. Cela semble évident, nous verrons ici respectivement l’étudiant de Toulouse 3, celui de Toulouse 2, et finiront en apothéose sur l’étudiant préféré des gens qui ont du goût : l’étudiant de Toulouse 1 (exception faite de tous les étudiants en L1 et L2, et, cela va de soi, des étudiants en AES, quelle que soit l’année).

 

Nous commencerons donc par l’étudiant de l’UT3 Paul Sabatier, un étudiant à l’image de sa faculté : sans saveur. Si vous n’avez jamais mis les pieds à Paul Sabatier, tant mieux pour vous, car il n’y règne aucune ambiance. Les futurs médecins et biologistes sont trop concentrés sur leurs études plus rigoureuses que difficiles (l’étudiant de l’UT3 réfléchit mais ne pense pas) pour développer un véritable caractère, et cela se ressent dans toute la faculté, déjà très disparate et éparse. C’est bien simple, si l’étudiant de l’UT3 était un aliment, ce serait le tofu. Blanc, sans saveur ni texture, même un excellent cuisinier, ou ici, un excellent tailleur, aurait du mal à lui donner un goût. J’espère de tout cœur qu’un étudiant de cette faculté lira ce pamphlet. Mais j’ai peu d’espoir. L’étudiant de l’UT3 n’est pas un homme de lettre, et à moins d’inclure un schéma aussi stupide que complexe, il ne sera pas intéressé par cette lecture, aussi intéressante soit-elle.

 

Nous voilà maintenant arrivé à l’analyse de ce qui est pour moi l’animal le plus intéressant de la ville de Toulouse : l’étudiant du Mirail, ou « UT2J » pour les plus frileux. Si le style a cela d’unique qu’il arrive à prendre ce qui est éternel dans la mode, l’étudiant de l’UT2J a cette faculté exceptionnelle de prendre tout ce qui s’y est fait de pire, l’affront stylistique fait partie de son essence-même, plus encore que la pensée de gauche ou son amour du tabac à rouler. L’étudiant de l’UT2J se reconnaît facilement visuellement, à mi-chemin entre le sans-abri et le mannequin Desigual, on l’identifie avant même de l’entendre parler. Une fois qu’il ouvre la bouche, la confirmation est définitive. Si vous entendez un jour « y’a une grosse hypocrisie avec le cannabis en France aujourd’hui ; au fait les gars, c’est quand le blocus du coup ? » de la part d’une personne entre dix-huit et vingt-cinq ans qui semble tout droit sortie d’une parodie de Woodstock, c’est certain, vous avez en face de vous un étudiant du Mirail. Malgré tout, l’étudiant de l’UT2J reste une source de fascination et d’amusement pour l’étudiant de l’UT1, et pour ça, nous te remercions. Continue de te battre pour tes idéaux avant de (comme tout le monde) passer l’arme à droite pour tes quarante ans.

 

Enfin, nous allons terminer sur le « must », la « crème de la crème », le haut du panier des étudiants de notre chère ville rose : l’étudiant de l’université Toulouse Capitole, dite UT1. Voilà le seul étudiant qui sait représenter dignement sa ville, et avec classe. L’étudiant de l’UT1 n’a pas la classe par choix, c’est inné chez lui. Il a eu l’intelligence d’embrasser l’économie à la place de la psychologie, la communication à la place de la sociologie, ou encore, et surtout, le Droit, à la place de toute autre matière qui n’est pas le Droit. L’étudiant de l’UT1 n’est pas seulement beau à l’extérieur, mais il est aussi et surtout, beau à l’intérieur. Ainsi, au sein de son lieu d’étude chéri, il a accepté d’ouvrir une section en AES pour les plus démunis, qui ne veulent pas finir dans cette satanée « fac » du Mirail et veulent malgré tout rendre fiers leurs ancêtres en affichant fièrement un diplôme tout droit sorti de la plus belle des universités du sud. Mais alors, comment reconnaître cet étudiant ? Un costume ? Une chemise bien repassée ? Des chaussures qui rendraient jaloux un PDG d’une entreprise de botterie ? Non. L’étudiant de l’UT1, c’est un esprit, une élégance naturelle. Il est impossible de confondre par exemple, l’étudiant de l’UT1 avec celui de la TBS. Oui, les deux pourraient avoir quelconque ressemblance sur la forme. Mais si on le regarde de plus près, l’étudiant de l’UT1 dégage cette aura quasi mythique que l’étudiant de la TBS ne pourra que fantasmer tout du long de sa triste carrière de petit patron. Définitivement, l’étudiant de l’UT1 est la fine fleure qui fait de la ville de Toulouse la plus belle des villes étudiantes. Et les étudiants de l’UT3 et de l’UT2J sont bien chanceux de pouvoir admirer le rayonnement et l’éclat des étudiants de l’UT1. Je jalouse parfois les étudiants des autres facultés, qui peuvent admirer les étudiants de l’UT1 au loin et rester pantois face à ce charisme incroyable qu’ils dégagent. Puis, je me rappelle que j’en fait moi-même parti, et c’est avec fierté, et un certain sens du devoir caractéristique de notre voie, que j’apporte aujourd’hui la bonne parole pour tous les étudiants qui ne sont pas de chez nous. Ne vous inquiétez de rien chers amis, ce n’est pas que vous êtes moins bons que nous, c’est que nous sommes tout simplement bien meilleurs.


  • twitter
  • facebook
Partager cette page


En appuyant sur le bouton "j'accepte" vous nous autorisez à déposer des cookies afin de mesurer l'audience de notre site. Ces données sont à notre seul usage et ne sont pas communiquées.
Consultez notre politique relative aux cookies