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Il était une belle idée…

Si une chose a frappé votre serviteur tout du long de son apprentissage de l’histoire humaine, c’est que les cyniques ont toujours tué les rêveurs. Quand furent inventés l’homme et la femme, la honte les frappa. Quand l’architecture fût développée, l’esclavagisme ne fût pas bien loin. Quand fût mise au point la psychanalyse, veillait déjà l’ombre malsaine du marketing. Et enfin, quand quelques rêveurs décidèrent d’unir sous une même bannière étoilée des pays qui n’avaient que trop souffert de leurs violences, le Brexit planait déjà.

 

Oui, aujourd’hui, nous parlerons de l’Europe, une idée de plus des rêveurs, mise à mal, encore et toujours, par les cyniques. Et sans doute aujourd’hui rirons nous moins. Bon. Quand même un peu. Mais moins. Parce qu’avant d’être un cynique, j’ai été un rêveur. Avant d’avoir la colère du Brexit, j’eu l’âme d’un Churchill. Mais on ne parle pas de moi. On parle de l’Europe. Pas celle de quelques costards mal taillés. La vôtre. Et j’insiste sur cette idée de « vôtre ». Ne laissez pas les cyniques vous faire croire que vous n’avez aucun pouvoir, et que l’Europe n’est qu’une machine politique. Non. L’Europe, c’est un rêve. Un rêve humain. Un rêve qui jusque-là a empêché des pays ayant connus des siècles de massacres, de se refoutre sur la gueule de nouveau.

 

Tout n’est pas fini. Le rêve n’est pas mort. Oui, certains me diront que l’Europe a donnée naissance à Jean Claude Juncker, cette espèce d’enfant illégitime de François Hollande et DSK (franchement, matez la gueule du mec, et osez me dire que ce n’est pas le cas). Oui, l’Europe a concentré ses pouvoirs à Bruxelles, c’est-à-dire la capitale de ce qui n’est même pas un vrai pays (La Belgique ? Vraiment ? On va se faire entendre les anglais, les allemands, et les français en Belgique ? Encore un coup des cyniques). Mais l’Europe, elle a quand même, et avant tout, réussi à se faire serrer la patte aux français et aux allemands au lendemain du massacre le plus atroce de l’histoire des deux territoires. Et ça, bah c’est vachement balèze, quand même.

 

Et attention, n’allez pas croire que je vous incite à voter pour qui que ce soit. Je ne crois pas en la machinerie politique de l’Europe, mais en l’idéal qu’elle porte. Je ne vais pas retaper sur ce cher Jean Claude (et bon Dieu ce que j’aimerais le faire), mais il est évident qu’une bande de baby-boomers déconnectés du monde réel (comme Jean Claude Juncker. Zut, j’ai encore tapé dessus) ne m’inspirent pas grand-chose. Si, un peu de dégoût sans toute, parce que les vieux de manière générale me dégoutent (ils me rappellent que tout a une fin. Surtout eux d’ailleurs). Mais au-delà de ça, rien.

 

 

Lecteur, toi à qui je n’ai offert que le cynisme quant était attendu l’amour, voilà ce mois ci de l’amour là où tu aurais attendu le cynisme. Et si tu as l’impression que je me moque de toi, que nenni (bon, un peu quand même). Il s’agît simplement d’un parti pris purement personnel, et de mon aversion pour l’humain et son petit « h », face à mon amour pour l’Humanité et cette belle majuscule. Je conclurai en disant que la Saint Valentin, c’est de l’humain, mais l’Europe, c’est l’Humanité. 


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