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Concours Oratio Capitole – deuxième édition

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« Avez-vous entendu parler d’Oratio ? » C’est ainsi que le rédacteur en chef du Décodé fut abordé par l’une de ses fondatrices. Sans se laisser démonter par sa réponse négative, votre bien dévouée s’est mise en tête de le convaincre de l’intérêt de son projet ; la voici en train de vous convaincre à son tour, la première étape franchie.

 

Oratio Capitole : ambition, simplicité, progression : « yes we can ! »

 

Le concours de plaidoiries de l’École européenne de droit (ESL) était initialement un simple projet universitaire, qui n’avait pas vocation à perdurer. Hugo Stephan, Myriam Bennani-Hassan et moi-même avons choisi de créer de toutes pièces un concours de plaidoiries (rien que ça me direz-vous, « but wait for it »).

Si en Irlande, en Espagne ou en Allemagne, les concours fleurissent, accessibles à tous, avec même des modules d’enseignement (sentez-vous mon regret irlandais ?), l’expérience française reste limitée.

Qu’à cela ne tienne ! L’Université doit être le lieu où tout un chacun peut tenter sa chance, se tromper mais surtout progresser. Comment s’améliorer à l’oral quand les seuls « entraînements » sont les oraux de partiels ? Comment se préparer à un grand oral, ou aux épreuves d’admissibilité d’un concours ? Ces questions se posent d’autant plus que sans retour des examinateurs, l’étudiant ne peut toujours pas avoir connaissance de ses défauts. Notre concours de plaidoiries devait donc avoir les objectifs suivants : il n’y a pas de présélection ; chaque candidat participe à trois sessions ; le concours est accessible à tous : étudiants en droit, à l’IEP, à la TSE, à la TSM, à l’IEJ, etc. ; les sujets ne sont pas de la pure éloquence afin que les étudiants apprennent à mettre la forme au service du fond ; les grilles de correction sont accessibles sur demande, ainsi que des conseils des organisateurs ; les jurés sont à la fois des universitaires et des professionnels du droit. Ambition vous disais-je.

Un cocktail qui a fait le succès d’Oratio.

 

Point d’éloge de la folie, mais bien un éloge de la verve et de l’esprit

 

Si le concours de plaidoiries ne devait être qu’un « one-shot », l’engouement des participants et des membres du jury ont été tels qu’une deuxième édition a été envisagée. Le Professeur Lukas Rass-Masson, qui a succédé au Professeur Wanda Mastor à la direction de l’ESL, a apporté son soutien au projet. Aussi, est associé le nouveau Master 2 Droit de l’environnement, afin de donner une touche verte à ce concours initialement européen et international, et renouveler l’équipe.

S’il avait été difficile d’avoir des professionnels parmi les membres du jury en 2018, le défi est relevé en 2019, avec a minima un professionnel chaque soir (avocats, magistrats, greffière en chef du TA…). L’initiative est saluée, participants comme membres du jury sont enchantés ; sortons fanfares et fanions.

 

La première session, qui s’est déroulée mi-janvier, était consacrée à des sujets purement européens ou internationaux : crise humanitaire vénézuélienne, tribunal ad hoc en Syrie, inutilité de l’ONU sans forces armées… des sujets qui ont intéressé les participants, le jury et le public venu en nombre.

La deuxième session a elle confronté les participants à des sujets environnementaux : inutilité des COP, les chasseurs comme premiers écologistes de France, la création d’un statut spécifique pour les réfugiés climatiques… Pour l’occasion, les jurys étaient composés en majorité de spécialistes en droit de l’environnement. En deux semaines, les progrès des participants étaient visibles : assurance, maîtrise de soi, force de persuasion étaient au rendez-vous. Fascination, tentation, hésitation, révélation : voici le parcours des participants. Saluons le courage des timides, des discrets, des réservés, de Charfadine par exemple, étudiant étranger qui s’est prêté à l’exercice.

La troisième session a confirmé le pari d’Oratio Capitole : donner aux étudiants la possibilité d’essayer, de trébucher et de s’améliorer ; ils ont en eux la capacité de briller. Sur des sujets plus complexes et d’apparence plus légère, les participants ont de nouveau fourni des plaidoiries de grande qualité. Fort heureusement pour les organisateurs, dépourvus devant tant de talent(s), les grilles d’évaluation ont permis de désigner les deux meilleurs de chaque collège.

Ainsi, la soirée du mercredi 13 mars 2019 permet de déterminer qui, du challenger en licence, ou de celui en master, sera le grand vainqueur du concours. Georges, en première année, a conquis son public dès les premières secondes. Ne vous fiez pas à son jeune âge : bûcheur à la verve aiguisée, maniant l’humour à bon escient, Georges a tout pour vous convaincre. Robin, quant à lui, d’apparence peut-être plus timide, s’est révélé grâce à Oratio. Vous apprécierez ses silences bien placés, ses chemises à carreaux, son regard perçant et ses arguments pertinents. Les deuxièmes, quant à eux, s’affrontent pour la troisième et la quatrième place au classement général. Hugues, en deuxième année, époustoufle son auditoire avec des plaidoiries toujours en vers. Discret de prime abord, à partir du moment où il ouvre la bouche, sa parole est d’or. Enfin, Laurie, en Master 1 Droit européen et international comme Robin, aurait pu échapper à votre regard étant donné sa modestie. Mais elle est capable d’abattre ses contradicteurs par sa force de persuasion, et de convaincre un jury par son raisonnement implacable et une rafraichissante spontanéité quand elle répond aux questions. La soirée se clôture par la remise des prix (pas seulement pour les quatre finalistes…) et un buffet.

 

Pour plus d’informations sur les éditions passées, les éditions futures, nos sponsors, et autres, nous vous invitons à nous suivre sur www.facebook.com/plaidoirieesl/ ; vous pouvez également nous contacter sur plaidoirieesl@hotmail.com.

 

L’équipe souhaite remercier l’ensemble de ses sponsors qui lui permettent de récompenser les participants, ainsi que les membres du jury qui acceptent de donner plusieurs heures de leur temps précieux pour permettre aux participants de progresser. Enfin, elle remercie l’École Européenne de Droit pour son soutien précieux et pour la possibilité de pérenniser ce projet à UT1. Un grand merci également au Décodé pour la tribune qu’il nous offre.

 

Lilia MEUNIER-MILI


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